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Centrafrique : 256 appareils électroniques détruits, le ministre Zingas envoie un signal fort contre la fraude au baccalauréat

Zingas

Centrafrique : 256 appareils électroniques détruits, le ministre Zingas envoie un signal fort contre la fraude au baccalauréat

La scène s’est voulue exemplaire et délibérément publique. Au Lycée Technique de Bangui, entouré des membres de son cabinet et des responsables du secteur éducatif, le ministre d’État chargé de l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas Kongbelet, a présidé ce jour la destruction de 256 appareils électroniques saisis sur des candidats pendant les épreuves écrites du baccalauréat. Un acte fort, pensé pour marquer les esprits autant que pour sanctionner les fraudes.

Derrière ce geste spectaculaire se cache une réalité qui gangrène les systèmes éducatifs bien au-delà des frontières centrafricaines : la tricherie aux examens s’est modernisée. Là où les générations précédentes glissaient des antisèches dans leurs chaussettes, les candidats d’aujourd’hui exploitent la puissance des smartphones, des montres connectées et, désormais, des outils d’intelligence artificielle capables de souffler en quelques secondes des réponses élaborées. Une course technologique que les systèmes de surveillance peinent encore à suivre.

Face à cette réalité, le ministre a choisi la fermeté sans nuance. Confisquer ne suffisait pas : il fallait détruire, pour que chaque candidat, chaque parent et chaque enseignant comprenne que la tolérance zéro n’est pas une formule de discours, mais une posture assumée et irréversible. Deux cent cinquante-six appareils réduits à néant, c’est deux cent cinquante-six messages envoyés simultanément à l’ensemble de la communauté éducative centrafricaine.

L’enjeu est considérable. Un diplôme dont la valeur est contestée parce que les conditions dans lesquelles il a été obtenu sont douteuses ne sert personne. Ni l’élève qui le brandit sans en maîtriser le contenu, ni l’entreprise qui l’embauche sur cette base, ni le pays qui construit son avenir sur des compétences qui n’existent que sur le papier. La crédibilité du baccalauréat centrafricain est une question de souveraineté éducative, et c’est en ces termes que le ministre Zingas a choisi de la poser.

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