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Centrafrique : Un Suisse et un soldat des FACA tués dans une embuscade aux portes de Bangui

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Centrafrique : Un Suisse et un soldat des FACA tués dans une embuscade aux portes de Bangui

L’insécurité a encore frappé aux portes de la capitale centrafricaine. Ce samedi après-midi, au village d’Imohoro, situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Bangui, une attaque armée a coûté la vie à deux hommes : un ressortissant suisse et un sergent des Forces armées centrafricaines qui l’escortait. Une double tragédie qui plonge dans l’effroi une localité déjà meurtrie par des années d’insécurité chronique.

Les deux victimes se trouvaient dans la zone dans le cadre d’une mission liée à la recherche d’or, activité qui attire régulièrement des opérateurs nationaux et étrangers dans des zones souvent peu sécurisées du territoire centrafricain. C’est en pleine brousse que leur convoi a été pris pour cible par des hommes armés dont l’identité reste, à ce stade, totalement inconnue. Aucune revendication n’a été formulée dans les heures qui ont suivi l’attaque.

Alertée par les habitants d’Imohoro, une unité des FACA basée à Damara, à une dizaine de kilomètres du lieu du drame, est intervenue rapidement. Des échanges de tirs ont opposé les soldats aux assaillants pendant quelques minutes, avant que ces derniers ne disparaissent dans la brousse, comme ils étaient venus : sans visage et sans signature.

Des images et vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent les corps des deux victimes allongés au sol, des documents qui ont rapidement alimenté l’onde de choc provoquée par cette attaque au sein de la population banguissoise et au-delà.

En réponse, les Forces armées centrafricaines ont renforcé leurs patrouilles dans la zone et engagé des opérations de ratissage pour tenter de retrouver la trace des assaillants. Une attaque à cinquante kilomètres de Bangui rappelle avec brutalité que l’insécurité en Centrafrique ne se cantonne pas aux régions les plus reculées du pays, mais frappe parfois là où on l’attend le moins, semant la peur jusque dans l’arrière-cour de la capitale.

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